Wakizashi avec fourreau
Notice
- Numéro d'inventaire
- D979-3-1414
- Origine
- Dépôt - Œuvres Pontificales Missionnaires - 1979
- Anciennes appartenances
- Œuvre de la Propagation de la Foi
- Domaine
- ethnologie - Asie
Identification
- Appellation
- Wakizashi avec fourreau
- Dénomination
- sabre
- Typologie
- Arme - Armure
Description
- Informations
- Sabre démontable
Tsuka en bois recouverte de galuchat avec la présence de deux nodules côté omote, synonyme de l’utilisation de la partie la plus qualitative de la peau (l’épine dorsale). Le galuchat est appliqué en tanzaku, c’est-à-dire sous forme de plaques collées (généralement à la colle de riz). Tsuka-maki en moro-tsumami-maki (le fil du dessous reste droit et à plat, le fil de dessus est simplement pincé) avec un cordon de textile (probablement soie) marron clair légèrement doré. Deux menuki en shakudo avec incrustation en laiton doré (?) dont le motif est difficilement lisible, représentant peut-être une paire d'épingles à cheveux (?).
Kashira (élément métallique à l’extrémité de la poignée) et fuchi (bracelet métallique avant la garde) assortis. Les fonds sont texturés et les éléments de décors incrustés en relief (takazogan). Ils représentent tous deux un oiseau (grue ? héron ?) en vol au-dessus d’une plante à fleurs trilobées noires et dorées. Le tronc est marron. Les pattes de l’oiseau sont dorées. Petite gravure en katakiri-bori (gravure à l’aide d’un burin en V permettant d’obtenir un trait vertical et l’autre oblique) en contrebas de la plante (représentation d’une berge ?).
Tsuba avec un kozuka hitsu-ana en fer et un léger tsuchime ji (type de surfaçage par martelage). Incrustations en relief (taka zogan) de métaux plus souples et dorés. Un papillon au-dessus du nakago-ana (le trou principal par lequel passe le nakago (la soie) de la lame), un shishi (lion bouddhique) en bas avec quelques feuilles et cailloux, et une pivoine en fleur à droite. Seuls quelques incrustations dorées de cailloux sur le revers.
Deux seppa (séparateurs de part et d'autre du tsuba dorés aux bordures édentées.
Habaki en une pièce de surface dorée plutôt froide. La patine colorée a été abrasée par endroits, révélant la couleur originellement cuivreuse du métal. Des lignes droites allant du dos au tranchant de la lame se superposent sur toute la largeur du habaki.
Saya (fourreau) en samegawa-nuri avec galuchat laissé blanc et kuro-urushi (laque noire), avec un kurigata et un emplacement pour kozuka vide.
Lame de 37.5 cm, correspondant à un kô-wakizashi (petit wakizashi). Hamon très régulier des deux côtés de la lame en sabon sugi, qui peut se décrire comme un gunome (zizag) togari (pointu) dont la forme ressemble à la silhouette de trois cèdres. Ce hamon est caractéristique des forgerons Kanemoto, dont la première génération a été active à partir de 1500 dans la province de Mino à Akasaka. Plusieurs générations se sont ensuite succédées, signant généralement avec les deux caractères du nom Kanemoto. L’extrême régularité du motif tend à orienter vers les dernières générations de forgerons Kanemoto, actives durant la période Edo. Jihada en masame-hada (柾目肌), assez régulier et encore bien visible.
Tang futsu-gata avec deux mekugi-ana (deux trous de goupille) et extrémité en ha-agari kurijiri. Omote mei (signature côté omote).
Il est possible que les oiseaux du fuchi et kashira, ainsi que le shishi du tsuba soient réalisés en uchidashi 打ち出し. Incrustations noires en shakudo ?
Le boshi (ligne de trempe sur la pointe) n’est pas lisible, difficile de voir la présence ou non de kaeri (retour de la ligne de trempe) - Matières
- Dimensions
- H. 6.7 cm x L. 60 cm x P. 6.2 cm
Mention obligatoire
© Musée des Confluences - Etienne Marq
Dépôt - Œuvres Pontificales Missionnaires - 1979
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