Ornement dorsal
Notice
- Numéro d'inventaire
- 2001.4.158
- Origine
- Don - Aldo Lo Curto - Don du Docteur Aldo Lo Curto, médecin bénévole en Amazonie - 2001
- Anciennes appartenances
- Aldo Lo Curto
- Domaine
- ethnologie - Amérique
- Parcours
- Musée des Confluences / II Espèces / II 1 Etre au Monde / II 1.4 Vitrines Amazonie / II 1.4.1 Vitrines Amazonie sélection d ouverture
Identification
- Appellation
- Ornement dorsal
- Appellation vernaculaire
- Maka-maka
- Dénomination
- parure
- Typologie
- Parure - Bijou - Ornement
Découverte
- Provenance géographique
- Amérique / Amérique du Sud / Brésil / Pará
- Création-exécution
- 20e siècle
- Découvreur - Inventeur - Collecteur
- Aldo Lo Curto
- Date de collecte
- 1988 - 1998
Description
- Aires culturelles
- Informations
- L'ornement dorsal est appelé kupixi ou maka-maka ou umrémuri, le terme dépend du matériau de support de l'ornement. [D'après L.H. Van Velthem, 2011]
Cet ornement de forme rectangulaire est composé d’un support réalisé par l’assemblage de lamelles végétales rigides. C’est l’identification précise de ce matériau qui permettra de définir le type d’ornement dorsal et son nom vernaculaire. En effet, il existe chez les Wayana quatre sortes de plaques dorsales qui se distinguent par leur matériau support : le coton (ornement waripta), l’arouman (ornement kupixi), le palmier caroa (ornement umrémuri) et le roseau (ornement maka-maka). [D'après L. H. Van Velthem, 2011]
Sur la face de l’objet, se trouve un carré peint qui représente une forme géométrique blanche sur fond rouge. La forme géométrique qui se retrouve fréquemment dans l’iconographie Wayana semble symboliser un type de chenille (kuluwajak ou ërukë ?). [D'après R. Duin, 2006]
Le reste de la plaque est ensuite recouverte par des strates de plumes. Le long des grands côtés, de petites plumes noires duveteuses (Psophia crepitans) sont fixées en pétale sur des tiges de bois. Dans la partie supérieure, une filière comporte une rectrice d’Ara chloroptera de chaque côté et six rectrices noires de Crax fasciolata épointées, au centre. Dans la partie basse de la plaque, trois filières se superposent en strate. La première est composée de petites plumes rouges épointées (Ara chloroptera) ; celle du dessous, de petites plumes noires à reflets bleutés également épointées (Crax fasciolata) ; et la dernière, de plumes blanches et duveteuses (Psophia crepitans) recourbées vers l’extérieur. [C. Benecchi, 2013]
Cette plaque est un élément de parure portée lors du grand rituel Wayana nommée maraké. Les tepiem (les impétrants au rituel), le portent dans le dos, en parallèle d’un miroir porté sur la poitrine. [D'après R. Duin, 2009]
Il est possible que cette plaque soit attachée directement sur la coiffe-masque olok. [D'après L. H. Van Velthem, 2011]
Le dernier maraké en date a eu lieu en 2004 en Guyane française. La raréfaction des connaissances autour de ce dernier au sein des communautés engendre de réelles difficultés à sa perpétuation. Il fait aujourd’hui l’objet d’une étude en vue de la demande d’inscription sur la liste de sauvegarde du patrimoine immatériel de l’Unesco. [D'après la fiche inventaire du patrimoine culturel immatériel de la France, Le maraké] - Matières
- Dimensions
- H. 50 cm x L. 22 cm x P. 6 cm
Documentation
- Bibliothèque du musée
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- Damien Davy. « Vannerie et vanniers » Approche ethnologique d'une activité artisanale en Guyane française. Anthropologie sociale et ethnologie. Université d'Orléans, 2007.
- Amaz'hommes : sciences de l'homme et sciences de la nature en Amazonie / sous la direction de Egle Barone Visigalli et Anna Roosevelt ; avec la collaboration de Gérard Police, 2010
Mention obligatoire
© Musée des Confluences
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