Bande de tissu
Notice
- Numéro d'inventaire
- 2019.5.24
- Origine
- Don - Françoise Héritier - Don de la famille Héritier - 2019
- Anciennes appartenances
- Françoise Héritier
- Domaine
- ethnologie - Afrique
Identification
- Appellation
- Bande de tissu
- Appellation vernaculaire
- Bunu [robe d'un animal] mɛnɛ [bande]
- Typologie
- Textile
Découverte
- Provenance géographique
- Afrique / Burkina Faso
- Création-exécution
- Vers 1965
- Découvreur - Inventeur - Collecteur
- Françoise Héritier
Description
- Aire culturelle
- San (Burkina Faso)
- Informations
- Bande en coton tissé de fils écrus et de fils teintés à l'indigo. "Petit rectangle tissé en coton avec un motif à carreaux blanc et bleu. "Chaine : 3 fils blancs, 1 fil bleu
Trame : 3 fils blancs, 1 fil bleu
Fil bleu tient à l’indigo : gara, gara"
20200481/1/1, Françoise Héritier, O-X (1968-1969), carnet Samo O, p. 75 recto."
Bande de tissu destinée à être assemblée à d'autres pour former un vêtement. Généralement, les bandes décorées prennent place sur le milieu devant et/ou le milieu dos. Très souvent, ce type de bandes est ka fo, c'est-à-dire objet sacrificiel. Il est porté par les hommes et femmes peuvent Sur demande du tõma [puissance extra-humaine tutélaire], du lèpèrè [destin individuel] ou des génies. Celui qui ne peut s’offrir une bande entière s’offre un petit morceau pour faire une poche. Archives nationales 20140777/1/1, Françoise Héritier, Carnet de terrain O, 1968-1969, p. 27 recto. "Bunu mene : "L’indigo est totem pour certaines personnes pour lesquelles les génies l’ont interdit. Totem : swĕ
Peut être également totem pour toute une famille [...]
Mais les gens qui ont ce totem peuvent porter des bandes ou le bunu mene, mais ne peuvent porter un vêtement intégralement bleu, comme les pagnes teint à l’indigo." 20200481/1/1, Françoise Héritier, O-X (1968-1969), carnet Samo O, p. 75 recto.
"Bunu mɛnɛ : on n’a pas le droit de porter une bande qui est ka fɔ tant que le devin ne vous l’a pas prescrit. Ca ne se porte pas pour rien.
Si un homme est malade, on lui demande de porter cela pour guérir. Dans certains cas, on fait acheter cela aux femmes qui dont accoucher pour que l’enfant soit couché sur le Bunu mɛnɛ. Quand l’enfant aura grandi, [il] devra obligatoirement porter cela.
Certains génies aiment particulièrement le bunu mɛnɛ et demandent à leurs porteurs humains d’avoir un vêtement avec une bande de ce genre.
Tõma [puissance extra-humaine tutélaire] et lɔrɔ [autel personnel] peuvent demander également.
En général, c’est une bande au milieu des bandes du pagne ou au milieu du boubou (devant et dos). Rien n’interdit de se faire tout un vêtement comme ça, mais ce n’est pas beau à voir."
Archives nationales 20140777/1/1, Françoise Héritier, Carnet de terrain O, 1968-1969,p. 76 recto - Matières
- Dimensions
- H. 11 cm x L. 46 cm x P. 0,5 cm
Mention obligatoire
© Musée des Confluences - Olivier Garcin
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